» LE MONASTERE AMER ET LES VRAIES ORIGINES DU RAP

Leur tournée mondiale dans les cathédrales de Compostelle, d’Amérique du Sud et
du Vatican a été un triomphe.

Tout juste rentré de leurs vacances bien méritées avec la famille de Monaco, le duo
du Monastère Amer revient encore plus fort… prêt à replacer le rap français au coeur
de ses origines versaillaises !

Car les premiers slameurs historiques ne venaient pas de la Cour Pénale, mais bien
de la Cour Royale : déjà à l’époque, Jean De La Fontaine, Racine, Louis XIV, Molière,
etc., revendiquaient dans leurs lyrics leur appartenance à Versailles « 78 ».
Quelques siècles plus tard, c’est donc au tour de leurs descendants, Oxmo K-Pucino et
MC Tron Vert, de reprendre le mic pour que le Château de Versailles puisse un jour
remplacer l’Elysée.

A chaque passage, ils posent leur flow et imposent leur message : en Europe, des
bébés royaux naissent un peu partout ; la galette des rois, les Prince de Lu et les
Royal Cheese connaissent une recrudescence certaine chaque année. En Colombie, les
FARC s’initient au tir au mousquet ; même au Brésil, les footballeurs brésiliens
adoptent peu à peu la mode versaillaise en portant serre-têtes, chaussettes longues
en soie, chaussures à boucles et couronnes de dentiste.

« C’était bien mieux avant », entend-t-on souvent, preuve de cette nostalgie pour
la royauté ; avec son ardi-son, le Monastère Amer prouve une fois pour toutes que
Stéphane Bern a bien raison lorsqu’il cite le Général De Gaulle : "les Français
regardent toujours avec envie les princes étrangers en oubliant qu'ils ont aussi les
leurs" !

2012

L’histoire du Monastère Amer a commencé dans un train en 2012. A l’époque, Mathias et Hugo Savary, deux frères de Viroflay, occupent leur temps libre avec leurs passions respectives: l’écriture et les scénarios pour Mathias, diplômé d’études littéraires et d’une école de cinéma, et la musique pour Hugo, qui compose depuis tout petit.
Tous les deux amateurs de rap, l’idée part d’un délire et d’une envie de s’amuser : en dépeignant ensemble le profil du pire anti-rappeur par excellence, ils commencent à imaginer des personnages royalistes, nobles, pratiquants et aux valeurs bourgeoises.
Petit à petit, leur idée évolue et des paroles d’un rap décalé commencent à naître. Puis, ils posent leurs mots sur une boucle de la Sarabande d’Haendel, reprise dans le film Barry Lyndon. Habitués des scènes ouvertes, ils jouent alors leur morceau sur scène et sont repérés par Mathéo Capelli, comédien et réalisateur.
 

2013

Les choses s’enchaînent : début 2013, rencontre avec Xavier Le Blond, producteur et gérant de Live Productions, enregistrement en studio, puis tournage du clip durant l’été. Drôle et décalé comme leur titre, ce clip concentre les fantaisies et l’imagerie que toute l’équipe, de la maquilleuse à la costumière, a su créer en s’inspirant de leurs seules paroles.
Des inspirations, Hugo et Mathias en ont beaucoup : ces férus de musique adorent les raps légers et poétiques de MC Solaar, Oxmo Puccino, Hocus Pocus, et rejoignent avec plaisir la clique des rappeurs décalés déjà illustres comme TTC, le Klub des Loosers, Hippocampe Fou ou plus récemment Macklemore, dont le pyjama Batman fait toujours sensation.
Pour la suite, le duo a déjà des projets avec d’autres morceaux tout aussi décalés en préparation.  Ces deux perfectionnistes prennent leur temps, et refusent la facilité. Ils prennent garde à ne pas lasser le public en continuant dans la même lignée esthétique.
Quant à leur Hip Hop de Versailles, ils attendent avec espoir la consécration : le jour où ils pourront le jouer à Versailles, au Château, entre deux spectacles équestres de son et lumière. Là, leur rap fera un vrai retour aux sources.